Née à Badagry au Nigeria d’un père Igbo et d’une mère béninoise, Pépé Oléka grandit au Togo où, dès son plus jeune âge, elle forge sa voix au contact des chants rituels Vodoun, des liturgies dominicales de l’église et des coopératives féminines rythmées par l’Agbadja.
De retour au Bénin en 1996, elle perfectionne son art auprès du regretté André Quenum, qui l’intègre comme choriste sur de nombreux albums et grandes scènes nationales. Elle collabore alors avec des figures majeures telles que le Tout Puissant Orchestre Poly-Rythmo du Bénin, Afia Mala, le groupe Fâ, Jawa, H2O, Ardiess, Tchalé, Jean Adagbenon, Robenson Sipa et Max Lolo. En 2000, elle rejoint le groupe Traffic.
Installée à Marseille en France à partir de 2004, Pépé Oléka participe à plusieurs projets musicaux et cinématographiques. Cette période marque également la sortie de son premier album, Tchité en 2012, une œuvre engagée dédiée à l’émancipation féminine.
En 2016, elle reçoit le Prix Spécial du Jury aux Bénin Top 10. Après de nombreuses scènes parcourues à travers l’Afrique et le monde, elle revient fin 2022 avec l’album Aliklan, composé de 20 titres. Sa voix, à la fois douce, puissante et mélancolique, évoque l’intensité des grandes ballades universelles. Entre proverbes, spiritualité et poésie, son univers musical mêle profondeur et authenticité dans un style qu’elle définit comme de l’« afro-soul alternative ».
Repérée par Angélique Kidjo, quintuple lauréate des Grammy Awards, Pépé Oléka est invitée sur scène lors de la Saga des Agodjié en août 2023 sur la Place des Amazones au Bénin.
Le 1er août 2024, elle interprète l’hymne national du Bénin en langue fon lors du défilé célébrant le 64e anniversaire de l’indépendance du pays.